idoles

photos & vidéos

par là pour les photos
par ici pour les vidéos ou par là
Jeudi 25 décembre 2008
Article lu dans le Courrier International (www.courrierinternational.com)


L’eau-de-vie de prune, qui coule à flots de la Bulgarie aux pays de l’ex-Yougoslavie, est la plus connue des rakias de la région. Mais il y en bien d’autres. Essai d’inventaire.

 
L’eau-de-vie, qui entre dans la catégorie des médicaments naturels, est l’arme secrète du peuple contre de nombreuses maladies, au même titre que l’huile d’olive, l’ail et le miel. C’est en tout cas ce que l’on dit. Les crampes d’estomac ou la grippe n’ont qu’à bien se tenir, aucun virus ou bactérie ne résiste à la gnôle ! L’eau-de-vie est aussi préconisée pour les douleurs musculaires et pour désinfecter les petites plaies. Mais elle est également appréciée comme remontant le matin, comme apéritif et digestif le midi, pour accompagner le fromage et le jambon sec en hors-d’œuvre, pour couper la bière ou le vin le soir (eh oui, c’est une pratique courante dans certaines régions des Balkans). En boire permet aussi de retrouver le sommeil, d’effacer les mauvais souvenirs et de faire revenir la bonne humeur. Mais attention, c’est en buvant une petite fine faite maison que l’on apprécie le mieux la véritable rakia des Balkans !

SLIVOVITSA [de sliva, “prune”]. Le grand classique. Méfiez-vous, la vraie slivovitsa, dont l’arôme et le goût de prune vous embaument le cœur, ne court pas les rues. Mais même une slivovitsa de deuxième qualité vaudra toujours mieux que la meilleure rakia de raisin [la lozova, voir plus bas]. Le plus souvent, cette eau-de-vie est extrêmement forte, incolore, et son goût rappelle l’alcool pur. Elle ne dévoilera son parfum de prune qu’une fois arrivée dans l’estomac, répandant dans votre corps une chaleur magique. Elle vous aidera certainement en cas d’indigestion ou de petite intoxication, la prune ayant la capacité de désagréger rapidement les matières nocives (et les autres). A consommer réellement avec modération, pour éviter des lendemains de cuite particulièrement désagréables.

TREVARKA [de treva, “herbe”]. Il existe une multitude d’eaux-de-vie aux herbes, probablement autant qu’il existe de plantes médicinales et de villages dans les Balkans. Lorsqu’on parle de la rakia comme remède, on pense d’abord à la trevarka, qui se distingue aussi par son parfum. Les plus connues sont celles à la menthe, à la lavande, à la sauge, au romarin et, le must des breuvages médicinaux, le pelinkovets [à base d’absinthe]. L’intensité de l’arôme et du goût dépendra de la durée de macération des plantes. Si vous souffrez de douleurs au dos, rien ne pourra vous soulager autant qu’un massage avec un peu de pelinkovets.

MEDOVA [de med, “miel”]. Egalement appelée medna et medarka, il s’agit d’un breuvage obtenu par l’ajout de miel et de propolis. D’autres encore appellent cette rakia “medovina”. A tort, car ce nom désigne un vin au miel. La medova se rapproche des liqueurs et titre entre 15° et 25°, mais peut parfois atteindre les 30°. C’est la rakia la plus traîtresse – douce, facile à boire, elle descend toute seule dans la gorge et pousse à la consommation : les conséquences sont immédiates et l’ivresse garantie. L’utilisation dépendra de la quantité de miel ajoutée, les medovas les plus sucrées ne pouvant être consommées qu’en petites quantités, en apéritif.

LOZOVA [de loza, “vigne”]. Il est impossible de trouver une bonne lozova pure pour la simple raison que ça n’existe pas. Pour améliorer son goût, les producteurs y ajoutent ­souvent des herbes. Quant à la lozova de production industrielle, elle n’est bonne qu’à soigner la rage de dents, en cas de force majeure. Un petit bain de bouche et on oublie vite la douleur. Si vous êtes tenté de la boire ensuite, sachez que sa descente vers l’estomac risque de vous faire grimacer. Certes, les inconditionnels de la rakia vous diront qu’il existe de très bonnes lozovas de fabrication artisanale, mais les vrais connaisseurs ne sont pas du même avis. La komova et la lozova sont les rakias qui ont le moins d’arôme et de goût. Pour conclure, si vous vous retrouvez en compagnie de buveurs de lozova, limitez-vous à un petit tchokan [pichet d’un huitième de litre].

KOMOVA [de komina, “marc”]. Si vous ne savez pas ce qu’est la komova, imaginez la lozova en pire. Cette rakia est produite uniquement avec du marc du raisin, c’est-à-dire ce qui reste des raisins après la séparation du moût. Il existe plusieurs festivals en Slavonie [dans l’est de la Croatie] dans lesquels sont présentées des komovas de ­production artisanale, le plus souvent anoblies par l’ajout de différentes plantes. En tant que “remèdes po­pulaires”, ces rakias aux plantes ont tout leur intérêt. En tout cas, si vous n’êtes pas un fin connaisseur, vous aurez du mal à distinguer les trevarkas à base de lozova de celles faites avec du marc du raisin.

VILIAMOVKA [du nom de la poire Williams]. La dernière mode est aux eaux-de-vie obtenues avec une seule variété de fruit. Si la meilleure prune pour faire de la slivovitsa est incontestablement la bistritsa, la williams est la variété que l’on préfère pour les rakias à base de poire. La viliamovka est une des rakias les plus appréciées dans les Balkans, à ne pas confondre avec le krouchkovats, une liqueur de poire de couleur rouge souvent dégustée avec un peu de lait. La viliamovka, elle, se consomme pure, ce qui permet d’apprécier pleinement son goût de fruit spécifique.

MASTIKA [anisette]. La mastika macédonienne jouit d’une excellente notoriété dans les Balkans. Si celle de production industrielle n’a aucune propriété médicinale (à la limite, elle peut être utilisée pour les massages), la mastika artisanale est produite uniquement avec de l’anis, qui est très bénéfique pour les voies respiratoires et l’estomac. A quelques différences près, la mas­tika macédonienne a le même goût que les deux autres anisettes de la région, l’ouzo grec et le yeni raki turc. Contrairement aux autres rakias, qui se dégustent dans de tout petits verres, la mastika doit être servie dans un grand verre, souvent complétée avec de l’eau. Le mélange perd alors sa trans­­parence et passe à une couleur blanche trouble et laiteuse, sans pour autant perdre son arôme caractéristique.

OREOVA [d’orev, “noix”]. Comme la plupart des rakias macérées, l’eau-de-vie de noix a un taux d’alcool moindre et se rapproche des liqueurs. La noix est un fruit multifonction : le brou de noix, ce jus de noix verte utilisé dans la teinturerie, renforce la racine des cheveux, l’huile de noix est un accélérateur naturel du bronzage, et la partie comestible de la noix combat les gastrites et réduit le taux de graisses dans le sang. Si l’on ajoute ce fruit sec magique à une eau-de-vie, le résultat ne peut donc être mauvais. L’intensité de sa couleur marron dé­pend de la durée de macération des noix, qui lui procurent son goût spécifique, à la fois doux et amer.

IMELA [d’imela, “gui”]. Les fruits du gui sont toxiques, mais ses branchettes et ses feuilles ont plusieurs vertus médicinales. Le gui était autrefois prescrit contre l’épilepsie, mais aussi pour la régulation de la circulation sanguine, de l’activité glandulaire et du rythme cardiaque. Cette rakia est notamment produite en Istrie et en Dalmatie, à base de komova et de trois autres plantes, jalousement gardées secrètes. Une raison de plus pour visiter ces belles régions.

VICHNOVA [de visna, “griotte”]. Bien qu’elle soit souvent assimilé à une liqueur, la vichnova peut atteindre des taux d’alcool très élevés, comme n’importe quel autre spiritueux. Les griottes macèrent entières dans la lozova ou la komova, qui se transforme en un breuvage doux et facile à boire, d’une couleur rouge intense. La vichnova, avec son faible degré d’alcool, peut se dé­guster littéralement comme un petit jus de fruit. Pour préparer cette rakia, vous n’avez pas besoin d’alambic ou d’espace particulier ; même un balcon d’appartement peut faire l’affaire. Il vous suffira alors de mettre la bonne quantité de griottes dans une dame-jeanne d’eau-de-vie et de rajouter un peu de rhum dès qu’elles se mettront à fermenter, pour relever le goût de votre nectar.

Par lui-même
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 12 décembre 2008
Ben oui.
J'allais passer ma soirée à rien faire devant la tivi de merde, mais les da de AXENEO7 et de DAIMON m'ont invité au party du temps des Fêtes des anglos. OK. Gratos et cliché. PLATTE. Comme dans PLATTE en CRISSS.
CLICHÉ comme dans: les seules qui mettent le party, ben c'est les Québ.
4 real.
HEureusement qu'il y a le Roi Heenok avec ses inepsies pour me faire rire, sur mon lap top.
Heureusement itou qu'il y a la vodka à l'herbe de bison achetée duty free pour me faire rire.
Ouin, je ne veux plus être à Hull....
Par lui-même
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 10 décembre 2008
De retour de Bruxelles, après 10 jours de dur labeur et de dures beuveries.
Oui, pour ceux qui disent que l'on est vernis d'être artiste, rien faire et partir en voyage, comme si c'était des vacances, hé bien non, des fois on travaille. Et particulièrement quand un festival très mal organisé t'invite. Oui, c'était une organisation simplement merdique. Un technicien pour deux salles. Devis technique envoyé un mois à l'avance non-respecté. 3 personnes qui s'occupe du festival, festival tricéphale qui a lieu à Lille, Mon et Bruxelles. Budget ridicule. Et le plus chiant, c'est qu'on est en Belgique et que les gens sont fichtrement sympathiques! Mais là, à un moment donné, votre très gentil interventionniste à la moutarde lente, mais quand même, elle monte. Et elle a monté jusqu'à l'organe sensoriel qui nous permet de sentir. Et il a peté les plombs!!! Le lendemain, j'avais un technicien de son juste pour moi, 4 caisses de son de bonne qualité, et un énorme mixer de course. Fiou.
Bref, les 6 jours avant notre spectacle ont été des journées de résolutions de problèmes.
On a tout de même rigolé comme des fous.
La dernière journée que l'on présentait notre show, nous sommes arrivés 4 heures avant...les gens du festival! In croyable, non? Donc, pour nous venger, le dîner était payé par le festival à tout les jours. Nous allions toujours nous chercher des délicieux sandwichs en face. Sandwich entre autre au tartare de boeuf-parmesan-roquette. Ça coûtait pas très cher à l'organisme et nosu ça nous permettait de manger rapidement. Donc vengeance: nous sommes allé manger de la tartiflette au marché de Noël accompagné d'une généreuse bouteille de blanc et suivi d'un vin chaud à la canelle. La facture au festival, tiens!
Je me suis noyé dans la Westmalle tripple, la meilleure des belges.
Je suis revenu en résidence ici à Hull, ville très sexy. Mini post-partum d'après voyage accompagné d'un énorme lendemain de veille de 9 jours de fête. Et surtout une envie de voir ma famille.
Je me réfuge dans la tivi pas de câble que j'ai dans ma résidence ainsi que dans la joie de voir l'ADQ s'être fait rossé adéquatement et de voir Mario quitter la tête de ce partie de morrons.
On se réconforte dans ce que l'on peut en fait.
Par lui-même
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 25 novembre 2008

Aujourd'hui, mon ordi à plané 20 fois. J'ai passé un scan antivirus qui a duré...7 heures!!!!!!

Heureusement que la d.a. de Daimon m'a invité à prendre une bière pour décompresser.

Et je suis allé à un resto vietnamien qui est à un jet de pierre de ma résidence, et franchement, la tonkinoise est superbe. LA soupe, on s'entend.

J'ai quand même la lecture d'un chapitre sans pouvoir faire de pièce audio.

Staline est certainement responsable de ça.

Pourquoi ce moustachu?

Hé bien lisez l'évangile du bourreau!

Bon, cinéma, bières et un peu de vodka.


Par lui-même
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 23 novembre 2008

Wep!

Samedi soir, j'étais sensé avec l'ami onaniste d'aller à un concert.

L'ami était écrapoue de la soirée d'avant, vodka oblige.

Moi, franchement, j'étais bien content que l'ami me fasse la confidence qu'il allait se reposer.

PAs que je ne voulais pas le voir, mais juste le fait de m'habiller, de marcher, de prendre le bus, d'aller à un show....Bref, moi aussi j'étais écrapoue. Écrapoue de la soirée d'avant, et écrapoue de ma journée très productive, 2 chapitres, 2 pièces. Projet intense et bizarre que ce 23 jours dans l'évangile d'un bourreau.....

Donc, j'ai écouté la première partie de Ben Hur sur VHS, seul truc dispo dans ma chambre. J'ai une télé, mais aucun poste "entre", parce que je me serais tapé une soirée de couch potato-ing intense.

Mais bon, mister Heston en petite tenue pendant 1h et demi, y'a de quoi enlever la libido dû à un lendemain de vodka et à la distance séparant miss Interventionniste et votre (à nouveau) dévoué  maître à penser.

Dodo à 22h15....pour me réveiller, de pein et de misère, à 10h am!!!!!

Aujourd'hui, magasinage bouffe au marché By avec belle-soeur. Saucisses, pâtes, purée de tomates, fromages, charcuterie, olives, vin, bières et....vodka! Ben quoi?

Ce soir, tranquillos.

See ya soon mes petit(e)s interventionné(e)s chéri(e)s!

Par lui-même
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 22 novembre 2008

Pour ceux et celles qui ne le savent pas, je suis artiste.

Il y a quelque chose qui se nomme dans mon métier des "résidences".

Résidence = moment de création dans un autre endroit que l'atelier ou le studio de l'artiste, de durée variable. Habituellement dans un centre d'artistes, une galerie ou tout autre endroit dont le mandat vise le soutien aux arts.

C'est ma définition.

Donc depuis hier, vendredi, je suis officiellement en résidence dans un centre de production et création dans les domaines de la photographie, des arts médiatiques, de l'infographie, du multimédia, des nouvelles
technologies et de leurs interfaces,
nommé Daimon, dans la ville de Hull, au Québec.

http://www.daimon.qc.ca/

Mon projet tourne autour d'un livre que j'ai lu il y a quelques temps et qui m'a  complètement bouleversé. L'évangile du bourreau, des frères Vainer.

Voici la description de ma résidence:

 


Le roman des frères Vaïner, écrit en ex-URSS entre 1976 et 1980 et longtemps tenu secret, a été pour moi une révélation littéraire, en 2006, bousculant ainsi mes lectures passées. Le rythme, l’ambiance, mais surtout la peinture quasi surréaliste mais malheureusement réelle du système répressif soviétique sous Staline font de ce roman un chef d’œuvre esthétiquement inclassable.

 

Ce que je désire faire avec le projet de résidence 23 jours dans l’évangile d’un bourreau, c’est une interprétation audio de l’œuvre en 23 chapitres. Sans être narrative ou simplement devenir une trame sonore, l’œuvre serait une transcription, un portrait du personnage principal, être humain ignoble et vicieux.

 

Le développement en résidence constitue un moment idéal pour développer l’œuvre. En effet, je veux profiter de la résidence pour essayer une nouvelle technique de création pour moi : lire un chapitre et, la journée même, créer un mouvement de 1 à 5 minutes, le tout dans le but d’être « collé » à la trame narrative du livre. Donc 23 jours consécutifs dans le monde du narrateur et personnage principal Pavel Egorovitch Khvatkine.

L’auditeur sera donc le témoin d’un processus créatif exigeant qui demande un total abandon et un plongeon dans un univers sombre et sans compromis. D’où la pertinence d’une résidence de 4 semaines : 23 jours de création et d’immersion, 7 jours de matriçage et une présentation publique du résultat.

 

La présentation finale de l’œuvre devrait se faire dans une salle noire, sans lumière, avec 4 caisses préamplifiées et un caisson de basse (sub), dans une condition d’écoute maximale permettant une totale immersion.


Voilà.

Me voici donc samedi matin, la tête un peu lourde suite à une soirée avec mon meilleur ami, soirée à la russe, avec une bouteille de vodka bu à 2, un souper dans un resto-bar russe d'Ottawa (endroit hallucinant: http://www.avantgardebar.ca/) et une visite dans un bar de Hull, le Petit Chicago.

Et moi devant mon ordi dans un endroit désert.

Seul.

Résidence de création? Retraite créative, espérons-le.



Par lui-même
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 23 septembre 2008
À mettre dans vos préférés, le blog assez gratuit mais ô combien savoureux de ce trio d'étourdis.
Bienvenue aux dames.
http://agglomerecosmique.blogspot.com/

Oh! et j'oubliais:
http://grosse-trique.labrute.fr/

Allez....
Par lui-même
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 17 septembre 2008


DANS LE CADRE DU MOIS MULTI (MM9)

Érick d'Orion présente

L'Art des Bruits

Jeudi 18 et vendredi 19 septembre 2008

20h

Salle Multi de la coopérative Méduse

591 rue de Saint-Vallier Est

10,50$ (étudiant)-14,50$ (général)

 

Les 18 et 19 septembre prochain, à la salle Multi de la coopérative Méduse, 2 soirées audio seront consacrées au manifeste du futuriste italien Luigi Russolo, L'Art des bruits. Pierre d'assise de l'art audio, de la musique concrète et de toutes les formes de musiques créatives ou d'exploration du 20ième et 21ième, ce document écrit en 1913 fête ses 95 ans.

Pour souligner l'évènement, 10 artistes du milieu de la création audio présenteront individuellement une œuvre s'inspirant du texte fondateur : inspiration directe ou indirecte, évocation, réinterprétation ou réappropriation.

Érick d'Orion, commissaire et organisateur de l'évènement, a invité des artistes de différentes provenances esthétiques créatives (art audio, bruitisme, électroacoustique, fieldrecording, maximalisme, minimalisme, électronique), dressant un très bon tableau de ce qui se fait de mieux actuellement en ce qui représente un art vivant, en constante évolution. Bref, de dignes avatars du « monstre » qu'aura créé Russolo !

Les artistes sont pour le 18 septembre,

Michel F. Côté

Alexis Bellavance

Christian Calon

Hélène Prévost

Pour le 19 septembre,

a_dontigny

Diane Labrosse

Nicolas Bernier

Jocelyn Robert

Catherine Massicotte & Éric Normand (duo)


Par lui-même
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 14 septembre 2008
Vendredi passé, je suis allé à mon épicerie que j'adore et que je fréquente depuis une bonne douzaine d'années dans le but avoué d'aller me chercher un bout d'époisses et un autre de maroilles. Épicerie qui, sans son énorme comptoir de fromages et de charcuterie, serait une épicerie fine respectable certe, mais sans ce petit quelque chose qui fait d'elle un endroit fantastique.
En entrant, je dis salut à Gianni, fils du fondateur de l'endroit et maintenant proprio. Celui-ci me répond d'un air bien bête. MEs narines font une réaction atypique: une odeur d'eau de Javel féroce dans cet antre de la culture bactérienne motive cette panique qui se transmet assez rapidement à mon cerveau, ce dernier envoyant un message à la zone panique situé tout prêt de la zone extase, dite rabelaisienne.
Oui, le comptoir qui compte dans les bonnes périodes près de 200 fromages différents, et une cinquantaine de charcuteries, était vide. L'acier inoxydable brillait moribondement.  Les inspecteurs de la MAPAQ, Gestapo du bon goût, sont passé.
Voici le moment du billet où je perdrai certainement ma plume onirique pour transmettre mes pensées les plus viscerales  face à cette mauvaise blague que le Québec vit présentement.

J'accuse: Saputto, Agropur et autres Kraft de profiter de l'"apparition" de la Listériose en Ontario pour illiminer la concurrence faite par les petits producteurs, les détaillants spécialisés et les dsitributeirs rebelles. PArce que jusqu'à date, dans ce dossier AU QUÉBEC, c'est les fromages de lait cru qui sont visés. Et les 42 producteurs faisant affaire avec le représentant-distributeur Plaisirs Gourmets sont en interdiction de production jusqu'à résultat des tests. Dans les années 90, le lobby des compagnies spécialisées en produits laitiers (Saputto, Agropur, Kraft, etc) avait tenté de faire passer une loi pour interdire le lait cru, sans succès.
Mais là, avec une maladie, ça passe plus facilement. Le bien être public à le dessus sur tout, bien sûr. S'il y a mort d'homme, on se dote de lois spéciales et hop! à la poubelle ces milliers de kilo de fromages, fruits de savoir-faire et de passion de la part de micro-producteurs.
Mais vous savez quoi? Bon an, mal an, une vingtaine de personnes meurent de la listériose au Canada. Oui. Alors comment expliquer que cette année, c'est l'année de LA MORT, du fromage qui ammène LA PESTE, du fromage génocidaire? Pourquoi le MAPAQ ne s'est pas donné de politique plus serré concernant la Listériose dès le premier cas il y a...20 ans, 25 ans, 30 ans? Bref depuis les premiers fromages de lait crus, ou autres produits pouvant être un bassin fertile à ce genre de contamination bien réelle? PArce que mon point ici n'est pas de réfuter le danger ou la présence de cette bactérie néfaste. ELLE EXISTE. Mais qu'est-ce qui motive véritablement ce lever de boucliers???

La journée que les grosses compagnies de bière en auront assez de la part de marché qu'ils perdent face aux micro-brasseries, pensez à ce billet que vous aurez lu. On parle ici de levures, de culture bactérienne...
Et les méthodes peuvent être similaires: quand Agropur s'est aperçu qu'il y avait de plus en plus de monde qui s'intéressait aux fromages de lait crus, ils ont acheté le fromage Oka et ont essayé de le relancer... Et Labatt, avec leur bière essayant de faire concurrence à St-Ambroise, la St-Urbain...Ça marche pas beaucoup cette bière. tout comme le Oka. Because ceux qui mange le Oka, c'est les gens qui amnge en général le Babybel et qui décident d'être fancy. Comme la St-Urbain: le reste de la semaine je bois de la Bleue, mais quand je suis avec une nouvelle fille, ou quand je suis avec mon patron, je bois de la St-Urbain.






Par lui-même
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Jeudi 28 août 2008
Samedi 6 septembre 2008
21h, 5$
Atelier Cooke-Sasseville
630 avenue de la Salle, Québec

PAPAPLOTTE (é.d'orion aka 50 piasses+ c. messier aka marcel pejus)
MONDAY MORNING ERECTION
ÉRICK D'ORION + ALEXIS BELLAVANCE
KATHLEEN KELLY

Une nouvelle scène de musique parallèle se concrétise à Québec? Euh, pas vraiment.
Juste beaucoup d'énergie, d'enthousiasme, d'idéalisme et de rires dans un endroit bucolique, haut lieu du bon-goût et de la grâce (grasse?), soit l'atelier du fin duo Cooke-Sasseville.
Vous entendrez:
-du rap éthylique
-de l'art audio dans-ta-face
-du noise analogue sponsorisé par Moog et Korg
-un boysband particulièrement bruyant influencé par Freud et la Calèche du sexe.

Venez encourager les espoirs masculins du 400ième.
Bienvenue aux dames.
 
Par lui-même
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Radio d'Orion

Oui, en appuyant sur le lien, vous aurez pour accompagner votre visite la seule radio à diffuser du Érick d'Orion, artiste et ami de l'Interventionniste, lui-même.

Radio d'Orion pour vous!

musique joyeuse!

 
   

un but?

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés