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Mercredi 8 août 2007
Non, chèr(e)s interventionné(e)s chéri(e)s, loin de moi l'idée de parler de cinéma pour simplement vous faire patienter en attendant le prochain article sur ce blog ô combien aimé par votre omnipotent tendre et dodu...euh non, c'est la déesse ça. En tous cas, hier, innocemment, avant de me coucher, afin de prendre un break d'ordi-passe-temps et avant de faire une petite lecture pré-dodo, j'ai décidé de faire une petite session d'écrapoue-vision (néologisme inventé par l'omniscient pour parler de ce truc rectangle qui bombarde des stupidités à 95% du temps).
Surprise! Il était 22h et commençait à mon grand plaisir un documentaire qu'il y a un certain temps que je voulait écouter. En effet, sorti en 1996 (il y a 11 ans!!!!!) le documentaire When we where kings a pour sujet le fameux Rumble in the jungle, combat grandiose au Zaire (ex-Congo belge) entre les deux afro-américains George Foreman (alors champion du monde poids lourd, jeune vingtaine à l'époque) et l'ex-champion du monde, de retour d'un séjour en prison pour une connerie de la part du gourvernement étasunien et d'un grand geste de la part du géant (qui gagna en cour suprême le droit de ne pas faire le service militaire, mais qui ne lui rendit pas sa ceinture ainsi que son titre de champion du monde suite à son arrestation en 1967), du héros d'une nation, je parle bien sûr de Mohammad Ali.
Ali avait 34 ans, Foreman  25 ans.
Plus qu'un combat de boxe, c'était un évènement célèbrant la culture, la nation afro-américaine, allant aux racines, dans la Mère Afrique.
Ali est un personnage plus grand que nature. Ses propos, son énergie, son humour et son charisme font de lui un héros pour beaucoup de gens. Et c'est compréhensible. Nous avons eu Maurice Richard comme héros sportif. Aux antipodes d'Ali, littéralement. Combatif, ok. Mais c'est tout. Mais il représentait notre culture de l'époque. Comme Ali représentait la culture afro-américaine. Fou comment Ali avait le sens du punch, dans tous les sens du terme.
Et la mise en scène pour le rumble in the jungle était parfaite. Sa stratégie, nommée plus tard "rope-a-dope", terme inventé par Ali, marcha à merveille (on s'écrase dans les cordes, on dépense le moins d'énergie possible, on encaisse les coups de l'adversaire et on attend qu'il se fatigue. Ali a attendu 7 rounds comme ça!).
Je vous mets deux extraits ici,  assez longs. Un qui montre bien le personnage, et l'autre, le combat. Désolé pour ceux qui s'attendait à un article sur l'art actuel. Pour moi, c'est une forme d'art, ce combat.

 


Le personnage

Le combat
Par lui-même
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Mercredi 25 juillet 2007
Oui, l'endroit où les vedettes de Radio-Canada et autres théâtreux plateau est passé au feu hier! Imaginez,  à la une des nouvelles de 20h hier soir,  on annonçait l'horreur! Une dame, en pleur et visiblement sous le choc, souhaitait ne plus jamais revoir ça de sa vie! Un restaurant dont le menu très bistro parisien d'il y a 40 ans (avec la face de batte des serveurs en prime) et un bar vraiment ordinaire où la clientèle extraordinaire du Plateau (donc la crème de la crème de la province bien sûr) se cuitait pendant les 5 à 7 et où les cinquantenaires bien placés allait  se lever un peu de viande fraîche (viande qui souhaite tellement passer dans la prochaine série Scoop 4...), hé bien, pfffttt! Parti en feu!
Imaginez, qu'est-ce que le Québec va devenir??? La culture québécoise va-t-elle survivre? Où les journalistes de La Presse pourront faire leur 5 à 7??? Georges Hébert Germain pourra-t-il se trouver une autre place pour faire son intéressant en buvant un Perrier citron?
C'est Sarajevo sans les balles, c'est New Orleans sans les blacks, c'est Genesis sans Peter Gabriel ( remarquez quand vous parlez à quelqu'un de plus de 40 ans comment ça revient  rapidement dans la conversation ça).
Va-t-il y avoir une vague d'immigration qui va faire que le Plateau déménagera au Chanteauteuil à Québec, ou au Sens Unique à Rimouski??? À go, l'action des séries télévisés se passerait:
-au Sacrilège quand les bums complotent ou font un deal de coke-ecstasy,
-à l'Utopie, quand il y a un contrat entre le big boss et le jeune loup,
-sur St-Joseph pour les scènes urbaines,
-chez JA Moisan quand Isa apprend à sa meilleure copine artiste Lili qu'elle a une relation avec la nouvelle secrétaire de sa firme de comm,
-à l'entrée de la Caserne Dalhousie quand le potentiel couple sorte du théâtre,
-etc.
  Je vais aller faire une bonne heure de yoga sur les Plaines et irai prendre un gin tonic au Jules & Jim pour me faire oublier ça... 
Par lui-même
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Jeudi 12 juillet 2007

Cet article a été copié-collé sur le site du mammouth érotomane.
C'est une histoire du rédacteur en chef de l'excellent journal (?) MédiaMatinQuébec.
Hallucinant, mais pas surprenant.
Connaissant les rouages des agences d'artistes et des relationnistes de presse et autres firmes de com, c'est très très réaliste...

SI T’ES PAS DU BON BORD, TON CHIEN EST MORT!

La grosse machine de Quebecor est-elle en train de décider pour les gens de Québec quels seront les journalistes habilités à rencontrer «ses» artistes? Attention, car si la tendance se maintient, la convergence entreprise par Quebecor pourrait bien se traduire par une uniformisation de la culture et un important contrôle de celle-ci par la compagnie.

Paranoïa de lock-outé? Pas du tout.

Dimanche après-midi, une journaliste du MédiaMatinQuébec devait rencontrer Zachary Richard lors d’une entrevue exclusive, après une entente prise il y a quelques semaines avec l’agente de l’artiste et à la suite de l’acceptation de ce dernier. Zachary Richard se produisait en spectacle avec Francis Cabrel en soirée, à l’occasion du Festival d’été de Québec.

Quelques minutes avant la rencontre, l’agente a annulé l’entrevue, prétextant que celle-ci n’aurait jamais été acceptée si la femme avait su que la journaliste travaillait pour MédiaMatinQuébec, le journal né du conflit de travail au Journal de Québec. Le problème vient du fait que la maison de disques de Zachary Richard au Québec est Musicor, une filiale de Quebecor.

Alors tant pis pour Zachary! Même si lui avait accepté l’entrevue depuis des semaines, Mme Musicor a décidé d’annuler. Un point, c’est tout.

Heureusement, la journaliste a pu assister à la conférence de presse comme tous les autres journalistes, car cette dernière était sous la responsabilité du Festival d’été de Québec et Mme Musicor aurait été bien mal venue de l’empêcher d’y assister. Par contre, encore une fois, cette dernière s’est interposée et a tenté d’empêcher que le photographe de MédiaMatinQuébec fasse une photo plus personnelle de Cabrel et Richard.

Qu’à cela ne tienne. Le photographe s’est adressé directement aux artistes et ceux-ci ont accepté de collaborer, faisant ainsi la nique à une agente peu sympathique.

Dangereux
Le problème pourrait en être un d’individu. Peut-être que l’agente n’aime pas les lock-outés, a peur de perdre son job ou est simplement trop zélée. Mais à MédiaMatinQuébec, nous ne le croyons pas. Il s’agit plutôt d’une tendance lourde vis-à-vis nous. Deux autres exemples. Mme Jeannette Bertrand a annulé une entrevue avec un de nos journalistes, car son livre est publié chez Libre expression (ironiquement), une autre filiale de Quebecor. Elle était mal à l’aise avec la situation, selon la version de son agente.

Autre désistement, Rita Lafontaine, qui a préféré ne pas rencontrer un de nos scribes. Quebecor serait un bailleur de fonds de son centre d’arts et elle préférait ne pas se mêler du conflit!!! Il ne s’agissait pourtant que d’une simple entrevue pour une pièce de théâtre dans laquelle elle jouait…

Inquiétant et dangereux de constater que ces artistes sont muselés. Avec MédiaMatinQuébec, on peut toujours prétexter le conflit. Mais qui sait, peut-être qu’un jour, le mot d’ordre de Quebecor à ses agents sera de ne pas permettre aux artistes de s’adresser à des médias «non québécoriens». Pas sûr que les Québécois en sortiront gagnants et que les artistes y trouveront leur intérêt.

Daniel Paquet
rédacteur en chef
MédiaMatinQuébec


Réflexion:
Une bonnefemme comme Jeanette Bertrand, nommé québécoise la plus aimé (probablement par le 7 jours...), ne mérite vraiment pas qu'on s'atarde à elle si, à 82 ans, elle fait dans sa couche à cause de la peur de se faire sermenter par Julie et Pierre-Karl.

Par lui-même
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Mardi 10 juillet 2007
Patriarche Interventionniste, géniteur de votre omnipotent favoris, m'a envoyé un email ce matin pour m'informer de sa fin de semaine...

Cette dernière fin de semaine a été mouvementée à Iqaluit. Vendredi, en soirée, un jeune de 22 ans a tiré des coups de feu d’une arme modifiée alors qu'il était sur le terrain de basket-ball. Il ne visait pas personne, il voulait juste impressionner les "chums". Dans la nuit de vendredi à samedi, presque toutes les fenêtres du rez-de-chaussée de la Middle School Aqsarniik ont été brisées et un feu a été allumé dans une des salles. Peu de dommage par le feu mais beaucoup de fenêtres à remplacer (et n’oublions pas que l’école vient d’être renovée et qu’il n’y a pas de vitrerie ici et que les vitres devront être expédiées par sea-lift). Dimanche matin, vers 6h il y a eu des coups de feu de tirés dans le Green Row, à deux portes de l'unité que nous habitons. Vers 9h25, Wendy est descendue pour laisser sortir notre petite chienne et elle a eue la surprise d'avoir un agent de la GRC, armé d'une carabine d'assaut CAR-15, lui indiqué que la GRC essayait depuis plusieurs heures de nous réveiller et de nous évacuer. Alors, on s'habille, on prend notre féroce bête de garde et on s'apprête à partir. Nous sommes à trois pieds à l'extérieur de notre demeure qu'un caporal de la GRC nous intime, d'une façon plus que ferme, de rentrer à l'intérieure de la maison, de se tenir le plus près du plancher et de ne pas faire de bruits et de maintenir les conversations au minimum. Donc, dans la maison de 9h45 jusqu'à 13h, avec le minimum de bruits et de conversation, pas d'appareils électriques en marche et rien à faire sauf de se regarder et d'écouter la douzaine de coups de feu tirée par le "forcené" et les six autres tirés par la GRC de quatre endroits différents dont trois tirés de notre porte arrière qui, à la demande des agents, était ouverte ainsi que la porte avant. Tu peux peut-être t'imaginer le son d'une carabine d'assaut qui est amplifié par l'effet écho d'un corridor et par nos nerfs qui sont un peu tendus. Finalement vers 13h, un agent entre et nous escorte à l'extérieur. Donc l'agent en avant de nous avec son arme au poing, derrière nous, un franc-tireur avec armure Kevlar, casque et fusil d'assaut et nous nous faufilons en rasant les murs des maisons jusqu'à nous soyons hors de porter de tir. ON saute dans un taxi pour aller à mon lieu de travail, on prend la camionnette du boulot (bien entendu notre voiture est devant notre maison) et on va manger n'ayant ni déjeuner ni dîner. Après le repas on retourne à mon bureau et on essaie de passer le temps en attendant la fin du siège. Pas de nouvelles à la radio sauf un avertissement à Ravel Rock d'éviter un quadrilatère de White CRow jusqu'à la fin de Green Row, de la rue principale du NorthMart jusqu'à l'édifice de Northwestel, le Eight Story, Le Frobisher Inn et le High School MAIS il n'y a pas d'animateurs/journalistes/reporters qui sont en poste à Iqaluit parce que c'est dimanche. Même le message sur RavenRock nous parvient de Rankin Inlet où il y a un animateur en direct. Vers 20h, Wendy et moi, nous nous préparons à prendre une chambre d'hôtel pour la nuit. Alors que nous nous dirigeons vers le Discovery Lodge, j'aperçois les barricades sur notre rue qui se font enlevées. On se dirige vers la maison et on observe l'escouade "SWAT" qui empile armes et bagages dans les camionnettes et on retrouve notre foyer. Quelle belle fin de semaine pour la Fête du Nunavut.


A-t-on entendu parler de cet évènement? Imaginons la même histoire, mais à St-Odilon-de-Cranbourne (en Beauce pour les incultes). Une émission spéciale chaque 30 minutes à la radio et à la télé, à part TQS qui serait en permanence en direct sur place. Mais pas quand c'est à Iqaluit.
Par lui-même
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Lundi 9 juillet 2007

Voici la dernière nouvelle à propos l'article du Voir concernant l'installation. 
Et c'est la réponse de l'artiste.

 

À : M. Alexandre Motulsky-Falardeau, journaliste au journal Voir, édition Québec et M. David Desjardins, rédacteur en chef du même journal.

En réponse à l'article du Voir du 14 Juin dernier, L'Art Actuel dans tous ses États.

Comment Taire !

Le désir de transformation de la société par l’art et la culture artistique n’opère pas par la seule volonté d’un artiste ou d’un groupe d’artistes, si déterminé fut-il. Ce serait prétentieux et surtout simplificateur.

Après vous avoir lu dans le texte et entre les lignes; je me suis posé les questions suivantes : Qui parle? Plus j’avance dans le temps et plus je me rend compte que j’ai affaire à un chroniqueur mondain qui n’a de critique que le nom, le titre. Dès lors votre propos m’apparaît comme une imposture.
De qui parlez-vous? Là, il y a confusion, réduction et simplification extrême. Tout dans le même panier, sans distinctions et encore moins de discernement. Moi-même qui ai exposé au Lieu à trois reprises, je suis loin de connaître la pléiade d’artistes qui est passée dans ses murs et la multiplicité des approches. Dans le champs proche de mes confrères artistes/installateurs qui y ont présenté des projets : Carl Bouchard, Guy Blackburn, Claudine Cotton, Patrice Duchesne, Martin Dufrasne, Mario Duchesneau pour ne nommer que ceux-là. Ces artistes sont considérés par des critiques, des commissaires et par moi-même comme faisant partie des bons artistes du Québec en art actuel. Où étiez-vous M. Motulsky-Falardeau lors de leurs passages au Lieu???
À qui ou pour qui parlez-vous? À une chapelle, à un esprit de clocher, à de prétendus exclus d’un milieu; voire peut-être à des absents de l’histoire actuelle ou des défunts. Défunts que vous défendez avec maladresse et surtout à qui vous prêtez des intentions (malhonnêteté intellectuelle). Votre texte vous fait apparaître comme un chargé de mission débusquant une imposture pour le compte d’une faction nommée jalousie. Si oui, laquelle imposture? De manière suggestive, vous n’aimez mon travail? Alors il faut le dire! Argumentez! N’inventez pas des raccourcis, bourrés de contradictions où on ne sait pas qui de quoi assortis d’un présumé projet commun de transformation sociale à tous les artiste de l’installation et de la performance confondus. Ça se nomme désinformation, ce que vous faites!

De quoi parlez-vous au juste lorsque vous évoquez la pauvreté esthétique? De la brutalité des matériaux? Que d’allusions gratuites et superficielles. Je vais l’aider un peu? Peut-être cherche-t-il à signifier un esthétique dit et voulu pauvre comme l’Arte Povera (art pauvre) ou l’art brut pour demeurer dans le périmètre et les registres restreints de vos connaissances journalistiques. Ce qui m’irrite le plus; c’est quand un professionnel des médias présume de l’ignorance historique ou des limites culturelles et intellectuelles du lecteur ou du spectateur. Ceci en place et lieu du spectateur. Dans ces cas, il s’agit d’usurpation de rôle et je suis obligé de constater que ce sont les limites même du journaliste/visionneur qui s’offre en projection à mon regard. Ceci en utilisant le public comme paravent pour camoufler ses carences, lacunes, son ignorance et son incompétence personnelle à simplement lire. Il y a peut-être sur affectation du public pour des choses sûres et historiquement acquises. Mais il y a pire! Lorsque le journaliste le conforte dans ce point de vue. Ce n’est pas avec votre approche univoque, confusionnel et restreinte que l’on résoudra le problème. Dans votre article vous jetez le bébé, l’eau du bain et la baignoire. Faut le faire!
Ce manque de clairvoyance, ce dénie des dynamiques réelles des milieux de la création et ses acteurs font de vous, M. Falardeau, le porte parole naïf de la grogne des gérants d’estrades pour qui la culture ne représente qu’une dépense comptable. Que faites-vous dans un journal culturel? Ce faisant vous, nous éloignez du citoyen émancipé avec un libre arbitre avec vos prétentions.

Croyez le ou non, vous êtes devenu une place publique, la face obscure de son incarnation. Et à votre corps défendant, la voix en canon; la résonance de Réverbération.

Je réalise des projets artistiques sur la scène publique; le spectateur demeure libre de son appréciation tout comme le critique lorsqu’il y en a un. Vous n’avez qu’à visiter mon site Internet pour vous en convaincre : www.yvestremblay.net
M. Deux Noms, toujours pour le public dont vous prétendez guider la vue et protéger les intérêts. Sachez que ce public peut continuer de visiter le projet Réverbération jusqu’au 14 juillet (en prolongation) au Lieu. Qu’il a fait l’objet d’un article dans le Soleil, qu’il y aura un écrit éventuellement dans Inter, qu’il se trouve déjà sur mon site Internet au côté d’une quarantaine d’autres et qu’il a été diffusé à l’émission Pulsart. Que voulez vous, les artistes soi-disant sans public selon vos sources vont sans complaisance au devant de ce public. De plus votre pseudo polémique, je devrais dire non pertinente, a donné lieu à de nombreux commentaires Internet désobligeants à l’égard de votre article. Je vous fais grâce de l’énumération et des contenus.

Yves Tremblay
Artiste



Par lui-même
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Jeudi 5 juillet 2007
Hé bien, mes petits interventionné(e)s chéri(e)s, nous avons ici une réponse de l'"autre côté" du dossier concernant l'installation et la prise de position du journaliste -doctorant -en-philosophie de Voir Québec, j'ai nommé Alexandre Motulsky-Falardeau. David Desjardins,  rédacteur en chef du Voir, m'a envoyé ce email avec sa réponse face aux réactions de la communauté artistique de Québec. Pour vous rafraîchir la mémoire, voir ici, , et aussi  .
Donc en premier le email et ensuite la réponse officielle. À vous de commenter...

Cher Interventionniste,
Comme je le souligne dans la lettre un peu plus bas, je ne peux pas en vouloir aux gens du milieu de sauter une coche. On s'attaque à une idée de l'art qu'eux défendent, et bon, je le souligne ici aussi, on aurait pu le faire avec plus d'élégance à mon avis. Ce que je tente de faire en ramenant les choses en perspective. Mais faire de la propagande en envoyant cela aux quatre coins de la province et en réclamant la démission du journaliste, je trouve cela plutôt moyen.
 
Deux autres trucs me turlupinent dans cette histoire.
 
D'abord, qu'on condamne l'incompétence du journaliste un peu partout, alors que, quand il se contentait de présenter des expos sans se mouiller, personne ne disait rien.
 
Ensuite, je trouve assez étrange qu'on réclame la tête de quelqu'un pour ses opinions dans un milieu qui se bat pour pouvoir dire et faire, et j'exagère à peine, n'importe quoi. C'est à dire que la liberté d'expression des artistes, le droit à l'errance, à l'erreur, et même peut-être à certains manquements à la rigueur (quand je lis le livret de certaines expos, ou des entrevues avec les artistes, il m'arrive de hurler tellement j'ai parfois l'impression qu'on n'est pas très loin du mannichéisme des Cowboys Fringants, or, pour critiquer, même sous forme artisitique, normalement, faut que tu saches un peu de quoi tu parles à mon avis, sinon, ça ne vaut rien non plus), c'est aussi la liberté du journaliste à commettre les même erreurs de parcours.
 
Cela dit, tu peux commenter ma lettre, tu peux la publier sur ton blogue, évidemment. tu peux aussi m'écrire ici.
 
Merci
 
dd
 

 

Mesdames, Messieurs,

  
Il arrive parfois qu’un chroniqueur s’emporte.

 

Dans cet emportement, l’œuvre complète d’un artiste, tout un mouvement, un courant de pensée, toute une pratique sont cloués au pilori.

 

Des exemples? Ils sont innombrables. Le rock, l’autofiction, le cinéma d’auteur québécois, le surréalisme, la production télévisuelle au grand complet, le pop art, la danse moderne, tout Paul Piché...

 

Évidemment, le critique exagère, mais cela ne l’empêche pourtant pas d’être honnête, sincère. J’entends par là qu’il consomme publiquement une véritable rupture avec un langage dont il déplore qu’il s’est éloigné de ce qu’il devait être –dans sa vision des choses-, ou alors qu’il n’a finalement pas livré la marchandise, tenu ses promesses.

 

Dans le cas qui nous intéresse, le critique cherche, au delà de ce qu’il considère comme des exceptions, la preuve qu’une pratique parvient à transcender la théorie. Il souhaite que l’œuvre fasse autre chose que montrer, éduquer, ou pire, faire la leçon.

 

Ce qu’il déplore, en bref, c’est que l’idée, la caution intellectuelle et la théorie l’emportent ici trop souvent sur l’œuvre. Et qu’au delà de ses éléments fondateurs ( voir du côté de dada, du readymade, qu’il cite), ces pratiques tournent trop souvent à vide. Ou en rond.

 

Péremptoire? Peut-être. Est-ce que cela est aussi réac’ que le prétend M. Martel? Disons que c’est surtout naïf, sachant que ceux qui se réclament de la subversion se révèlent bien souvent, nous en avons ici la preuve, les gardiens d’une chapelle inviolable aux pratiques indiscutables.

 

Vouloir, parfois, être touché ailleurs que dans son cerveau, voilà tout ce que demande le journaliste dans cet article que vous critiquez avec autant de véhémence.

 

Critique que vous êtes en droit de formuler. Votre indignation est non seulement compréhensible, elle est parfaitement naturelle, puisqu’on s’attaque ici à votre « bébé » en quelque sorte. À une idée de l’art que vous défendez.

 

Mais demander des excuses, réclamer le renvoi ou la démission du journaliste comme le fait M. Rochette, voilà une bien étrange position de curé pour le porte-parole d’un art qui carbure à la rupture, à la transgression, et qui n’a finalement que faire de la critique, puisqu’il reviendra aux historiens de l’art, dans le futur, de juger de sa pertinence. Enfin, c’est ce qu’écrit M. Rochette dans sa lettre, par ailleurs rédigée avec cette même puérilité qu’il dénonce : un brûlot où la colère, puis les élucubrations, insultes personnelles et entorses à la logique qu’elle engendre, confinent malheureusement au ridicule plutôt que d’ouvrir intelligemment le débat.

 

Enfin, si je ne partage pas tous les propos tenus par M. Motulsky-Falardeau, si je lui ai même manifesté mes nombreuses réserves face à sa prise de position, si je suis aussi prêt à concéder, puisque je lui en ai fait part, des maladresses dans son approche trop englobante, contrairement à vous, je refuse de le censurer pour autant.

 

Je ne réclamerai pas d’excuses de sa part ni n’en offrirai. Je ne le renverrai pas non plus ni ne réclamerai sa démission.

 

Je ne vois ici aucune diffamation, aucune manifestation de colère ou esprit de vengeance qui pourrait me laisser croire que, sur la forme, le journaliste a erré. On pourra toujours discuter du fond, de la nature de ses propos, d’accord. Mais l’écraser, imposer la pression du milieu pour obtenir sa tête, cela revient à flirter, au risque d’exagérer afin d’illustrer mon propos, avec une forme de totalitarisme de la pensée.

 

La liberté d’expression n’est pas un supermarché. On ne choisit pas que ce qui y fait notre affaire.

 

La liberté, celle de créer, de contester l’ordre établi, de s’en prendre avec force aux tenants du pouvoir, comme le font de nombreux artistes, c’est aussi cette même liberté dont dispose le journaliste pour à son tour critiquer le travail des artistes.

 

Comme de nombreux artistes, d’ailleurs, il peut lui arriver d’exagérer, de s’emporter. Il se peut aussi que certains en fassent les frais. Cela fait partie de la game que nous jouons tous ici.

 

Cela dit, vous annoncez que la présentation de l’installation de M. Tremblay, au cœur de ce débat, sera prolongée. Voilà une bonne nouvelle, et la seule véritable manière de répondre à mon collègue qui soutient que vous ne trouvez qu’un public aux proportions confidentielles pour ce que vous faites : en lui donnant tort.

 

Tout le reste n’est au pire qu’hystérie, au mieux enfantillages.

 


David Desjardins

Rédacteur en chef

Voir Québec

 

Par lui-même
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Vendredi 29 juin 2007

Voici la réponse ultime.
Richard Martel, comme un frère, défend mieux que tous,  notre cause.

De : M. Richard Martel, coordonnateur Le Lieu, centre en art actuel.

À :  M. David Desjardins, rédacteur en chef du journal Voir, édition Québec.


Bonjour David Desjardins,

Devant le pouvoir journalistique et médiatique se cache souvent une médiocrité intellectuelle et une tendance à une sorte de conservatisme débile et insignifiant, j’ai nommé ici Monsieur Alexandre Motulsky-Falardeau qui depuis quelques mois écrit dans la section Arts visuels du Voir Québec. Dans le micro milieu de l’art actuel à Québec, nous sommes vraiment fatigués de lire les débilités de ce type qui par ses écrits témoigne d’un conservatisme de droite et d’une pensée arriérée du XIXe siècle, bourrée de contradictions, d’erreurs, d’imprécisions, de clichés. Son texte, paru dans l’édition du jeudi 14 juin du Voir Québec, nous a laissé interrogateur.

Car, si ce genre d’écrit sur l’art est publié en 2007, nous courrons un grand danger dans la région de Québec. Pourquoi, sous prétexte de neutralité, engager un journaliste qui ne connaît pas son corpus et qui écrit des inepties avec un étourdissant système de contradictions : " Bref au fur et à mesure qu’ils ont emprunté au théâtre […]. Certes, ils ont influencé le cinéma et le théâtre ". Par exemple, il parle de " performateurs ", non de performeurs et il veut narcissiquement essayer de manifester un pouvoir sans comprendre ce qu’il écrit, sans saisir les recherches, les innovations, les propositions artistiques qui expérimentent. Il mentionne même que les véritables avant-gardistes du XXIe siècle sont les graveurs, les peintres et les sculpteurs, ainsi que les danseurs et les poètes. Enfin… Quelle pensée de droite en matière artistique ! Il dit même entendre Duchamp " du haut de son urinoir "; quelle farce, on imagine Duchamp debout sur son urinoir. Bravo !

De plus, il parle " des dirigeants de l’art actuel de Québec " et que Le Lieu, centre en art actuel n’a pas réussi " à s’émanciper des beaux-arts " et plus loin l’inverse : " d’être constamment en train de rejeter les formes traditionnelles des arts visuels au profit des autres formes d’art, tels que le théâtre et la poésie ". Ouf, on respire, on respire ! Le théâtre et la poésie comme " autres formes d’art ". La poésie comme forme d’art, il faut le faire ! La poésie c’est la poésie. Et, au cours des 25 dernières années, ça fait pas mal d’artistes et de productions artistiques, quand même, il écrit que " les installations et les performances […] ne sont pas parvenues à attirer un public suffisant pour qu’on puisse dire qu’ils ont "amélioré" la société ".

Les artistes proposent des univers de transition, des réalisations souvent audacieuses et expérimentales. Nous ne pouvons pas, rejeter 25 années de pratiques artistiques en installation et performance. Il faut avoir une conception restrictive et sectaire pour écrire de telles aberrations. Monsieur Motulsky-Falardeau a de la difficulté à comprendre parce que son discours et ses connaissances sont limités et il ne fait que témoigner de son incapacité à écrire sur l’art, c’est ici une évidence. Il ressemble au Pape qui a refusé de regarder dans la lunette de Galilée, qu’il disait être l’instrument du diable.

Nous ne pouvons quand même pas s’appuyer sur les dadaïstes et Duchamp pour dire que l’installation et la performance sont des pratiques inutiles en sachant pourtant que c’est justement la source de ces pratiques. Les artistes dadaïstes fort iconoclastes ont été un antécédent pour l’art performance. Ici ça frise le ridicule !

De plus, se servir d’un artiste pour élaborer un discours généraliste qui n’a rien à voir avec la couverture journalistique de cette installation démontre une sorte de lâcheté. L’artiste comme prétexte à un défoulement ! Les productions artistiques doivent susciter le débat, c’est essentiel, et l’installation d’Yves Tremblay en est un exemple. Ça fait réfléchir et propose de prendre position, c’est donc un tremplin pour la connaissance.  

Je réitère, il s’agit d’un esprit rétrograde qui témoigne d’un recul historique qui fait pitié. Quelle pauvreté intellectuelle ! Nous ne pouvons pas sous prétexte de neutralité, faire écrire quelqu’un qui ne connaît pas son sujet, qui ignore les critères esthétiques, qui mélange les concepts et se contredit. Un sourd pourrait-il faire de la critique musicale ? Et tant qu’à y faire, un aveugle de la critique d’art ?


Richard Martel
coordonnateur
Le Lieu, centre en art actuel

De : M. Richard Martel, coordonnateur Le Lieu, centre en art actuel.

À :  M. David Desjardins, rédacteur en chef du journal Voir, édition Québec.


Bonjour David Desjardins,

Devant le pouvoir journalistique et médiatique se cache souvent une médiocrité intellectuelle et une tendance à une sorte de conservatisme débile et insignifiant, j’ai nommé ici Monsieur Alexandre Motulsky-Falardeau qui depuis quelques mois écrit dans la section Arts visuels du Voir Québec. Dans le micro milieu de l’art actuel à Québec, nous sommes vraiment fatigués de lire les débilités de ce type qui par ses écrits témoigne d’un conservatisme de droite et d’une pensée arriérée du XIXe siècle, bourrée de contradictions, d’erreurs, d’imprécisions, de clichés. Son texte, paru dans l’édition du jeudi 14 juin du Voir Québec, nous a laissé interrogateur.

Car, si ce genre d’écrit sur l’art est publié en 2007, nous courrons un grand danger dans la région de Québec. Pourquoi, sous prétexte de neutralité, engager un journaliste qui ne connaît pas son corpus et qui écrit des inepties avec un étourdissant système de contradictions : " Bref au fur et à mesure qu’ils ont emprunté au théâtre […]. Certes, ils ont influencé le cinéma et le théâtre ". Par exemple, il parle de " performateurs ", non de performeurs et il veut narcissiquement essayer de manifester un pouvoir sans comprendre ce qu’il écrit, sans saisir les recherches, les innovations, les propositions artistiques qui expérimentent. Il mentionne même que les véritables avant-gardistes du XXIe siècle sont les graveurs, les peintres et les sculpteurs, ainsi que les danseurs et les poètes. Enfin… Quelle pensée de droite en matière artistique ! Il dit même entendre Duchamp " du haut de son urinoir "; quelle farce, on imagine Duchamp debout sur son urinoir. Bravo !

De plus, il parle " des dirigeants de l’art actuel de Québec " et que Le Lieu, centre en art actuel n’a pas réussi " à s’émanciper des beaux-arts " et plus loin l’inverse : " d’être constamment en train de rejeter les formes traditionnelles des arts visuels au profit des autres formes d’art, tels que le théâtre et la poésie ". Ouf, on respire, on respire ! Le théâtre et la poésie comme " autres formes d’art ". La poésie comme forme d’art, il faut le faire ! La poésie c’est la poésie. Et, au cours des 25 dernières années, ça fait pas mal d’artistes et de productions artistiques, quand même, il écrit que " les installations et les performances […] ne sont pas parvenues à attirer un public suffisant pour qu’on puisse dire qu’ils ont "amélioré" la société ".

Les artistes proposent des univers de transition, des réalisations souvent audacieuses et expérimentales. Nous ne pouvons pas, rejeter 25 années de pratiques artistiques en installation et performance. Il faut avoir une conception restrictive et sectaire pour écrire de telles aberrations. Monsieur Motulsky-Falardeau a de la difficulté à comprendre parce que son discours et ses connaissances sont limités et il ne fait que témoigner de son incapacité à écrire sur l’art, c’est ici une évidence. Il ressemble au Pape qui a refusé de regarder dans la lunette de Galilée, qu’il disait être l’instrument du diable.

Nous ne pouvons quand même pas s’appuyer sur les dadaïstes et Duchamp pour dire que l’installation et la performance sont des pratiques inutiles en sachant pourtant que c’est justement la source de ces pratiques. Les artistes dadaïstes fort iconoclastes ont été un antécédent pour l’art performance. Ici ça frise le ridicule !

De plus, se servir d’un artiste pour élaborer un discours généraliste qui n’a rien à voir avec la couverture journalistique de cette installation démontre une sorte de lâcheté. L’artiste comme prétexte à un défoulement ! Les productions artistiques doivent susciter le débat, c’est essentiel, et l’installation d’Yves Tremblay en est un exemple. Ça fait réfléchir et propose de prendre position, c’est donc un tremplin pour la connaissance.  

Je réitère, il s’agit d’un esprit rétrograde qui témoigne d’un recul historique qui fait pitié. Quelle pauvreté intellectuelle ! Nous ne pouvons pas sous prétexte de neutralité, faire écrire quelqu’un qui ne connaît pas son sujet, qui ignore les critères esthétiques, qui mélange les concepts et se contredit. Un sourd pourrait-il faire de la critique musicale ? Et tant qu’à y faire, un aveugle de la critique d’art ?


Richard Martel
coordonnateur
Le Lieu, centre en art actuel

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Mardi 26 juin 2007

Nous sommes au grand moment de choisir  la chanson qui fera office de perle, d'hymne à Québec la vieille capiteuse.
3 chansons ont été retenues. Et lisez-moi ces textes:

Contre tous les tourments
Qui brûlaient leurs saisons
Nos ancêtres vaillants
Nous bâtissaient maison
Une maison si belle
En pierre et en chansons
Une vraie citadelle
Sur l'horizon...
Et l'on vient de partout
Pour chanter avec nous

Québec
Là où le fleuv' se rétrécit
Québec
Au cœur de l'Amérique
Comment oublier ton histoire
De feux, de canons et d'espoir
Française depuis quatre siècles
La beauté n'attend pas le soir
En amour avec toi, Québec !
En amour avec toi, Québec !

Entre les ponts et l'île
Le fleuv' les Laurentides
Sous la neige ou l'été
Le ciel y vient fêter
Les rues s'amus' à faire
Des détours aux piétons
Gardent nos yeux ouverts
Sur l'horizon...
Et l'on vient de partout
Pour chanter avec nous...

Québec
Là où le fleuv' se rétrécit
Québec
Au cœur de l'Amérique
Comment oublier ton histoire
De feux, de canons et d'espoir
Française depuis quatre siècles
La beauté n'attend pas le soir
En amour avec toi, Québec !
En amour avec toi, Québec !

 

C'est pas beau ça?

Et l'autre:

J’ai tant d’histoires à raconter
Des grands bateaux, des conquérants
De la tourmente, de la beauté
Et des coeurs fous de liberté
Défiant le vent

J’ai tant d’histoires à raconter
L’anse au Foulon, la Citadelle
Quatre cents hivers, autant d’étés
Et le désir d’être plus belle
Défiant le temps

J'ai la mémoire de mes rivages
Et l'ambition d'un continent
Je suis la terre aux mille visages
Venus d'ailleurs, venus d'avant
Pour l'avenir et pour longtemps

J’ai tant d’histoires pour l’avenir
Je vous entends les raconter
Des aventures à plus finir
Des héros fous de liberté
Défiant le vent

J’ai tant d’histoires venues d’ailleurs
Tous ces parfums du vaste monde
Je suis la ville avec un coeur
Les bras ouverts je vous attends
Défiant le temps

J'ai la mémoire de mes rivages
Et l'ambition d'un continent
Je suis la terre aux mille visages
Venus d'ailleurs, venus d'avant
Pour l'avenir et pour longtemps

J’ai tant d’histoires à raconter
De grandes victoires, de grandes défaites
Mais j’ai le sang de la fierté
J’ai tant d’histoires dans ma tête
Et tant d’amour à vous donner

J'ai la mémoire de mes rivages
Et l'ambition d'un continent
Je suis la terre aux mille visages
Venus d'ailleurs, venus d'avant

J'ai la mémoire de mes rivages
Et l'ambition d'un continent
Je suis la terre aux mille visages
Venus d'ailleurs venus d'avant
Pour l'avenir et pour longtemps
Pour l'avenir de nos enfants

Oui, je vous voit en train de fredonner...
Wow, ça fait parti des trois chansons retenues!
Imaginez le reste...

Par lui-même
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Mardi 26 juin 2007

 

En allant visiter le site web du festival off (http://www.quebecoff.org/), en plus de m'apercevoir que le site est vraiment, mais vraiment mal foutu (le calendrier!!!), j'ai constaté un truc: c'est un festival morne, de petite envergure qui a perdu sa direction artistique, qui n'a pas de vision, ne fait pas de recherche. Bref, un truc mineur qui le restera. 
J'avais déjà un très gros préjugé envers cet évènement depuis le début, à cause d'une expérience cauchemardesque avec l'organisation.  Assoyez-vous, je vous raconte.
Il y a 4 ans, l'ancien directeur artistique du Off, qui lui avait des contacts et de la vision, me téléphone pour savoir si mon duo morceaux_de_machines ne serait pas intéressé à participer au tout premier festival Off. Nous arrivions d'une tournée européenne, avions juste avant fait le FIMAV, et oui, nous serions ravi de participer à. La personne me dit qu'ils n'ont pas beaucoup de budget, me dit qu'ils pourraient seulement nous donner 100$ chaque. J'accepte en précisant que c'est pour une bonne cause, on appui l'initiative (un off because le Festival d'été se concentre sur une programmation conservatrice) et voilà.
Conférence de presse pour le lancement de la programmation à laquelle je participait. Deux semaines avant, j'avais pris soin d'envoyer le maximum d'informations à la relationniste (pochette de presse, critiques de journaux internationaux, etc). Bon, on ne parle pas de nous, les journalistes ne savent pas qui nous sommes, personne a eu l'information pertinente à notre sujet. Bref, la job n'a pas été fait.
Pas grave, c'est leur première fois.
Arrive le soir du spectacle. Fraternise avec un autre band en coulisse, parle avec un type de l'organisation. Je lui demande quand est-ce que je vais avoir mon 100$. Il me dit: " tu veux dire ton 77,50$". Je ri, mais soudainement je vois que ce n'est pas une blague. Il me dit que c'est 150$ par band. hum...c'est quand même 50$ de moins...Le mec à le culot de me dire "Oui, mais tu fais un show de 45 minutes, c'est quand même bien payé 75$ de l'heure!". Et là, la moutarde commence à me monter au nez...Tout en essayant d'expliquer au connard que ça ne se compte pas au taux horaire la création, que ça m'a pris peut-être 10 ans à préparer l'improvisation que je vais présenter plus tard, que si je tombe du stage et que je me casse une jambe, il n'y a pas de CSST pour moi, si je me fait piquer mon stock, personne va me rembourser, etc...je me disais:" ça sent pas bon comme organisation, ça sent pas bon...". On fait le show. Le présentateur de la soirée était sur la brosse, déblatterait  un discours saugrenu, mélange de nostalgie du passé et de gars trop énervé pour être cohérent devant la foule.Après le show, on me donne un chèque! "Quoi, un chèque pour un minable 150$ à 2???" "Oui, on n'a pas le choix" qu'il me dit. Et le nom sur le chèque, c'est quoi? Oui, oui! morceaux_de_machines!!! Comme si on avait un compte à ce nom...
Je dépose le chèque au guichet, donne 75 $ à mon partenaire et voilà, l'expérience est oublié...Mais non! 1 semaine après, ma caisse pop m'apelle pour me dire qu'un chèque à rebondit dans mon compte!!! Ce qui fait que je paie 20$ de frais pour un chèque sans provision et, un autre 20$ because un autre chèque à rebondit, étant donné que je me fiait sur le fait que j'avais le 150$ dans mon compte, j'avais fait un autre chèque pour payer un autre truc. Chèque qui rebondit, donc pas de 150$ dans le compte! Je demande à la dame de la caisse la raison pour laquelle le chèque à rebondit et elle me dit qu'il est en date du ...26 août de la même année, soit 1 mois et 22 jours après mon show!!!! 1 mois et 22 jours pour 150$!!! Pas 1500, ou 15000, 150$$$$!!!!!!
Là, j'ai apellé l'organisme, qui se nomme pompeusement Action Culture, pour leur dire qu'ils avaient vraisemblablement fait une erreur. Mais non! ce n'étais pas une erreur! Je n'avais qu'à regarder mon chèque avant de l'encaisser!!! J'ai littéralement éclaté au téléphone, j'ai vraiment été, comment dire, violent? Immédiatement après, j'ai apellé au service de la Culture de la ville de Québec, ce département s'occupant de financer le festival pour les cachets. j'ai parlé au responsable du dossier, et il m'a dit qu'il me re-téléphonerait d'ici 24 heures afin de s'informer. 2 jours après, c'est le président d'Action culture qui m'a contacté pour me dire qu'il était vraiment surpris de mon initiative, qu'en fait il aurait fallu que lui parle à lui, que blablabla. Et il m'a annoncé qu'il y avait un chèque de 200$ qui m'attendait à son bureau!
Voilà la raison de mon préjugé tenace envers le Off.

Doublé du fait que la programmation depouis 2 ans est vraiment confuse, étallé dans trop d'endroits, devient vraiment propret et, sincèrement, je crois que le Festival d'Été ose plus. Imaginez!

 

 

Par lui-même
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Vendredi 22 juin 2007

Bon, voici une réponse de ma belle-soeur (oui, oui!) à l'article publié plus tôt cette semaine (voir ici).
Je l'aime!

Ok par où commencer  ??? 
L'historienne de l'art en moi est vraiment estomaquée ! Je veux d'abord préciser que je n'ai pas vu l'exposition et, en toute franchise je ne connais pas l'artiste Yves Tremblay. Cependant, comme la critique de M. Motulsky-Falardeau se permet de faire le procès de l'ensemble de l'art d'installation et de performances (qu'il semble d'ailleurs confondre!), je me permetterai donc de faire la critique de l'ensemble de son article.
Premièrement, parce que c'est selon moi la preuve la plus criante de l'ignorance de M. Motulsky, je voudrais préciser que, celui qui fait se retourner les artistes Dada dans leur tombe, est bien le journaliste lui-même ! Sachez monsieur que d'ajouter un "istes" a dada dans une critique qui se voulait, je crois, sérieuse, ne fait que démontrer votre méconnaissance d'un mouvement qui réclamait justement une coupure avec tous les "ismes" qui les précédaient ! Comme l'a écrit le réputé Yves Michaud avant moi, Dada représente le niveau zéro de l'art, dans cette optique vouloir l'assimiler, comme votre ignorance vous le fait faire, à une histoire de l'art historisiste tient pour moi de l'hérésie ! Mais bon, passons... 

L'aspect de l'art de performance et d'installation que vous semblez le plus décrier se résume, je crois, dans leurs racines hybrides plongeant à la source de multiples arts. Je ne sais comment témoigner de la stupidité d'une telle pensée, mais bon puisqu'un exemple vaut mille mots, je voudrais que l'on se rappelle qu'à l'origine plusieurs des pièces de théâtre de Molière étaient entrecoupées de ballet. Le ballet Gisèle lui-même fut créer à partir d'un texte de Théophile Gauthier. La majorité des tableaux des peintres romantiques français et anglais représente les oeuvres littéraires d'Ovide, d'Homère et de Goethe pour ne nommer que ceux-là. Dois-je également vous rappeler que pendant très longtemps les décors d'opéra furent peints à la main? Et que dire d'Appolinaire pour qui la forme visuelle de ses poèmes était aussi importante que leur contenu ! A ce compte là, il ne doit y avoir que l'art greq pour trouver grâce à vos yeux !

L'hybridité en art, monsieur, est ce qui garde l'art vivant !
 
Vous vous demandez si ces "mélanges", comme vous les appelez,  ne sont pas la raison pour laquelle le public reste indifférent... vous en reparlerez à Chardin, à Greuze, à Van Gogh, à Camille Claudel, à Marc-Orel Fortin. Ceux-là non plus n'ont pas eu les faveurs du public de leur vivant et leur art n'avait rien de l'hybridité que vous reprochez aux performateurs et aux installateurs !

Maintenant tant qu'au procès que vous faite aux dirigeants du monde de l'art contemporain de Québec... je voudrais simplement vous souligner que l'artiste canadien (David Altmejd) représentant le Canada à la biennale de Venise cette année (juste la plus importante manifestation d'art contemporain au monde!) est un artiste dont les oeuvres sont des installations. L'art d'installation  n'est pas uniquement issu de votre bonne ville de Québec, monsieur, il s'agit d'une forme d'art internationale, Je trouve très décevant que votre mépris de la rigueur innérante à un critique aie probablement découragée plusieurs de vos lecteurs de même seulement essayer de comprendre cette forme d'art qui est un fabuleux reflets de notre monde où les "mélanges" de toutes sortes sont chose courante ! 
Mais peut-être que du haut de votre chaire vous avez un problème avec ça aussi ?

Par lui-même
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