Voir Québec, l'installation, le Lieu et et Marcel Duchamp, take 3!!!

Publié le par lui-même

Voici la réponse ultime.
Richard Martel, comme un frère, défend mieux que tous,  notre cause.

De : M. Richard Martel, coordonnateur Le Lieu, centre en art actuel.

À :  M. David Desjardins, rédacteur en chef du journal Voir, édition Québec.


Bonjour David Desjardins,

Devant le pouvoir journalistique et médiatique se cache souvent une médiocrité intellectuelle et une tendance à une sorte de conservatisme débile et insignifiant, j’ai nommé ici Monsieur Alexandre Motulsky-Falardeau qui depuis quelques mois écrit dans la section Arts visuels du Voir Québec. Dans le micro milieu de l’art actuel à Québec, nous sommes vraiment fatigués de lire les débilités de ce type qui par ses écrits témoigne d’un conservatisme de droite et d’une pensée arriérée du XIXe siècle, bourrée de contradictions, d’erreurs, d’imprécisions, de clichés. Son texte, paru dans l’édition du jeudi 14 juin du Voir Québec, nous a laissé interrogateur.

Car, si ce genre d’écrit sur l’art est publié en 2007, nous courrons un grand danger dans la région de Québec. Pourquoi, sous prétexte de neutralité, engager un journaliste qui ne connaît pas son corpus et qui écrit des inepties avec un étourdissant système de contradictions : " Bref au fur et à mesure qu’ils ont emprunté au théâtre […]. Certes, ils ont influencé le cinéma et le théâtre ". Par exemple, il parle de " performateurs ", non de performeurs et il veut narcissiquement essayer de manifester un pouvoir sans comprendre ce qu’il écrit, sans saisir les recherches, les innovations, les propositions artistiques qui expérimentent. Il mentionne même que les véritables avant-gardistes du XXIe siècle sont les graveurs, les peintres et les sculpteurs, ainsi que les danseurs et les poètes. Enfin… Quelle pensée de droite en matière artistique ! Il dit même entendre Duchamp " du haut de son urinoir "; quelle farce, on imagine Duchamp debout sur son urinoir. Bravo !

De plus, il parle " des dirigeants de l’art actuel de Québec " et que Le Lieu, centre en art actuel n’a pas réussi " à s’émanciper des beaux-arts " et plus loin l’inverse : " d’être constamment en train de rejeter les formes traditionnelles des arts visuels au profit des autres formes d’art, tels que le théâtre et la poésie ". Ouf, on respire, on respire ! Le théâtre et la poésie comme " autres formes d’art ". La poésie comme forme d’art, il faut le faire ! La poésie c’est la poésie. Et, au cours des 25 dernières années, ça fait pas mal d’artistes et de productions artistiques, quand même, il écrit que " les installations et les performances […] ne sont pas parvenues à attirer un public suffisant pour qu’on puisse dire qu’ils ont "amélioré" la société ".

Les artistes proposent des univers de transition, des réalisations souvent audacieuses et expérimentales. Nous ne pouvons pas, rejeter 25 années de pratiques artistiques en installation et performance. Il faut avoir une conception restrictive et sectaire pour écrire de telles aberrations. Monsieur Motulsky-Falardeau a de la difficulté à comprendre parce que son discours et ses connaissances sont limités et il ne fait que témoigner de son incapacité à écrire sur l’art, c’est ici une évidence. Il ressemble au Pape qui a refusé de regarder dans la lunette de Galilée, qu’il disait être l’instrument du diable.

Nous ne pouvons quand même pas s’appuyer sur les dadaïstes et Duchamp pour dire que l’installation et la performance sont des pratiques inutiles en sachant pourtant que c’est justement la source de ces pratiques. Les artistes dadaïstes fort iconoclastes ont été un antécédent pour l’art performance. Ici ça frise le ridicule !

De plus, se servir d’un artiste pour élaborer un discours généraliste qui n’a rien à voir avec la couverture journalistique de cette installation démontre une sorte de lâcheté. L’artiste comme prétexte à un défoulement ! Les productions artistiques doivent susciter le débat, c’est essentiel, et l’installation d’Yves Tremblay en est un exemple. Ça fait réfléchir et propose de prendre position, c’est donc un tremplin pour la connaissance.  

Je réitère, il s’agit d’un esprit rétrograde qui témoigne d’un recul historique qui fait pitié. Quelle pauvreté intellectuelle ! Nous ne pouvons pas sous prétexte de neutralité, faire écrire quelqu’un qui ne connaît pas son sujet, qui ignore les critères esthétiques, qui mélange les concepts et se contredit. Un sourd pourrait-il faire de la critique musicale ? Et tant qu’à y faire, un aveugle de la critique d’art ?


Richard Martel
coordonnateur
Le Lieu, centre en art actuel

De : M. Richard Martel, coordonnateur Le Lieu, centre en art actuel.

À :  M. David Desjardins, rédacteur en chef du journal Voir, édition Québec.


Bonjour David Desjardins,

Devant le pouvoir journalistique et médiatique se cache souvent une médiocrité intellectuelle et une tendance à une sorte de conservatisme débile et insignifiant, j’ai nommé ici Monsieur Alexandre Motulsky-Falardeau qui depuis quelques mois écrit dans la section Arts visuels du Voir Québec. Dans le micro milieu de l’art actuel à Québec, nous sommes vraiment fatigués de lire les débilités de ce type qui par ses écrits témoigne d’un conservatisme de droite et d’une pensée arriérée du XIXe siècle, bourrée de contradictions, d’erreurs, d’imprécisions, de clichés. Son texte, paru dans l’édition du jeudi 14 juin du Voir Québec, nous a laissé interrogateur.

Car, si ce genre d’écrit sur l’art est publié en 2007, nous courrons un grand danger dans la région de Québec. Pourquoi, sous prétexte de neutralité, engager un journaliste qui ne connaît pas son corpus et qui écrit des inepties avec un étourdissant système de contradictions : " Bref au fur et à mesure qu’ils ont emprunté au théâtre […]. Certes, ils ont influencé le cinéma et le théâtre ". Par exemple, il parle de " performateurs ", non de performeurs et il veut narcissiquement essayer de manifester un pouvoir sans comprendre ce qu’il écrit, sans saisir les recherches, les innovations, les propositions artistiques qui expérimentent. Il mentionne même que les véritables avant-gardistes du XXIe siècle sont les graveurs, les peintres et les sculpteurs, ainsi que les danseurs et les poètes. Enfin… Quelle pensée de droite en matière artistique ! Il dit même entendre Duchamp " du haut de son urinoir "; quelle farce, on imagine Duchamp debout sur son urinoir. Bravo !

De plus, il parle " des dirigeants de l’art actuel de Québec " et que Le Lieu, centre en art actuel n’a pas réussi " à s’émanciper des beaux-arts " et plus loin l’inverse : " d’être constamment en train de rejeter les formes traditionnelles des arts visuels au profit des autres formes d’art, tels que le théâtre et la poésie ". Ouf, on respire, on respire ! Le théâtre et la poésie comme " autres formes d’art ". La poésie comme forme d’art, il faut le faire ! La poésie c’est la poésie. Et, au cours des 25 dernières années, ça fait pas mal d’artistes et de productions artistiques, quand même, il écrit que " les installations et les performances […] ne sont pas parvenues à attirer un public suffisant pour qu’on puisse dire qu’ils ont "amélioré" la société ".

Les artistes proposent des univers de transition, des réalisations souvent audacieuses et expérimentales. Nous ne pouvons pas, rejeter 25 années de pratiques artistiques en installation et performance. Il faut avoir une conception restrictive et sectaire pour écrire de telles aberrations. Monsieur Motulsky-Falardeau a de la difficulté à comprendre parce que son discours et ses connaissances sont limités et il ne fait que témoigner de son incapacité à écrire sur l’art, c’est ici une évidence. Il ressemble au Pape qui a refusé de regarder dans la lunette de Galilée, qu’il disait être l’instrument du diable.

Nous ne pouvons quand même pas s’appuyer sur les dadaïstes et Duchamp pour dire que l’installation et la performance sont des pratiques inutiles en sachant pourtant que c’est justement la source de ces pratiques. Les artistes dadaïstes fort iconoclastes ont été un antécédent pour l’art performance. Ici ça frise le ridicule !

De plus, se servir d’un artiste pour élaborer un discours généraliste qui n’a rien à voir avec la couverture journalistique de cette installation démontre une sorte de lâcheté. L’artiste comme prétexte à un défoulement ! Les productions artistiques doivent susciter le débat, c’est essentiel, et l’installation d’Yves Tremblay en est un exemple. Ça fait réfléchir et propose de prendre position, c’est donc un tremplin pour la connaissance.  

Je réitère, il s’agit d’un esprit rétrograde qui témoigne d’un recul historique qui fait pitié. Quelle pauvreté intellectuelle ! Nous ne pouvons pas sous prétexte de neutralité, faire écrire quelqu’un qui ne connaît pas son sujet, qui ignore les critères esthétiques, qui mélange les concepts et se contredit. Un sourd pourrait-il faire de la critique musicale ? Et tant qu’à y faire, un aveugle de la critique d’art ?


Richard Martel
coordonnateur
Le Lieu, centre en art actuel

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Le bro 06/07/2007 15:55

La philosophie, selon ses racines étymologiques, est l'amour de la sagesse. La sagesse désigne le savoir et la vertu.   Le dit journaliste, doctorant en philosophie, semble simplement avoir oublié qu'une ouverture est nécessaire afin d'acquérir le savoir et que cette ouverture même est une vertu.   Le jugement d'une œuvre n'appartient pas à l'homme, mais au temps. Lorsque M.Martel fait un parallèle entre M. Motulsky-Falardeau et le Pape qui refusa de regarder par la lunette de M.Galilée, il ne peut pas viser plus juste. C'est justement en refusant de regarder avec les yeux de l'artiste, de l'époque et du milieu, qu'il s'aveugle et se fout le doigt dans l'œil. Se basant sur les croyances de son église, sur les croyances de son époque, le Pape croyait bien faire. Le temps a prouvé son manque de curiosité.   Je vie avec une historienne de l'art et elle m'a fait découvrir des œuvres qui m'ont enragées, choquées, découragées, exaspérées, déçues, fait rigoler et pleurer. Si à mon goût personnel un bar à poutine ou un billet de banque, étampé avec la mention "Virus nécessaire" avant d'être remis en circulation, ne sont pas de grandes œuvres, le temps et l'étude de l'art me contrediront peut-être et je me dois de l'accepter et tâcher de faire l'effort de comprendre. Creuser l'inspiration, discuter de la motivation, soupeser la recherche et l'expression souhaitée, voilà selon moi le rôle du critique d'art.   La création ne s'arrête pas à l'œuvre, celle-ci survit et évolue avec ceux qui entrent en contact avec elle.   Alors non, M. Motulsky-Falardeau ne devrait pas pouvoir profiter de cette tribune pour ses tristes propos. Rien ne l'empêche de dire qu'il n'aime pas, mais rien ne lui donne le droit d'être juge et bourreau, de par sa plume de trancher la tête de l'artiste et de réduire l'importance de l'œuvre.   Et vous savez quoi? Moi non plus, d'un simple coup d'œil à la photo de l'œuvre, je n'y comprends rien.   Mais moi je voudrais savoir pourquoi je n'y comprends rien.