Saga

Publié le par lui-même

Voici la dernière nouvelle à propos l'article du Voir concernant l'installation. 
Et c'est la réponse de l'artiste.

 

À : M. Alexandre Motulsky-Falardeau, journaliste au journal Voir, édition Québec et M. David Desjardins, rédacteur en chef du même journal.

En réponse à l'article du Voir du 14 Juin dernier, L'Art Actuel dans tous ses États.

Comment Taire !

Le désir de transformation de la société par l’art et la culture artistique n’opère pas par la seule volonté d’un artiste ou d’un groupe d’artistes, si déterminé fut-il. Ce serait prétentieux et surtout simplificateur.

Après vous avoir lu dans le texte et entre les lignes; je me suis posé les questions suivantes : Qui parle? Plus j’avance dans le temps et plus je me rend compte que j’ai affaire à un chroniqueur mondain qui n’a de critique que le nom, le titre. Dès lors votre propos m’apparaît comme une imposture.
De qui parlez-vous? Là, il y a confusion, réduction et simplification extrême. Tout dans le même panier, sans distinctions et encore moins de discernement. Moi-même qui ai exposé au Lieu à trois reprises, je suis loin de connaître la pléiade d’artistes qui est passée dans ses murs et la multiplicité des approches. Dans le champs proche de mes confrères artistes/installateurs qui y ont présenté des projets : Carl Bouchard, Guy Blackburn, Claudine Cotton, Patrice Duchesne, Martin Dufrasne, Mario Duchesneau pour ne nommer que ceux-là. Ces artistes sont considérés par des critiques, des commissaires et par moi-même comme faisant partie des bons artistes du Québec en art actuel. Où étiez-vous M. Motulsky-Falardeau lors de leurs passages au Lieu???
À qui ou pour qui parlez-vous? À une chapelle, à un esprit de clocher, à de prétendus exclus d’un milieu; voire peut-être à des absents de l’histoire actuelle ou des défunts. Défunts que vous défendez avec maladresse et surtout à qui vous prêtez des intentions (malhonnêteté intellectuelle). Votre texte vous fait apparaître comme un chargé de mission débusquant une imposture pour le compte d’une faction nommée jalousie. Si oui, laquelle imposture? De manière suggestive, vous n’aimez mon travail? Alors il faut le dire! Argumentez! N’inventez pas des raccourcis, bourrés de contradictions où on ne sait pas qui de quoi assortis d’un présumé projet commun de transformation sociale à tous les artiste de l’installation et de la performance confondus. Ça se nomme désinformation, ce que vous faites!

De quoi parlez-vous au juste lorsque vous évoquez la pauvreté esthétique? De la brutalité des matériaux? Que d’allusions gratuites et superficielles. Je vais l’aider un peu? Peut-être cherche-t-il à signifier un esthétique dit et voulu pauvre comme l’Arte Povera (art pauvre) ou l’art brut pour demeurer dans le périmètre et les registres restreints de vos connaissances journalistiques. Ce qui m’irrite le plus; c’est quand un professionnel des médias présume de l’ignorance historique ou des limites culturelles et intellectuelles du lecteur ou du spectateur. Ceci en place et lieu du spectateur. Dans ces cas, il s’agit d’usurpation de rôle et je suis obligé de constater que ce sont les limites même du journaliste/visionneur qui s’offre en projection à mon regard. Ceci en utilisant le public comme paravent pour camoufler ses carences, lacunes, son ignorance et son incompétence personnelle à simplement lire. Il y a peut-être sur affectation du public pour des choses sûres et historiquement acquises. Mais il y a pire! Lorsque le journaliste le conforte dans ce point de vue. Ce n’est pas avec votre approche univoque, confusionnel et restreinte que l’on résoudra le problème. Dans votre article vous jetez le bébé, l’eau du bain et la baignoire. Faut le faire!
Ce manque de clairvoyance, ce dénie des dynamiques réelles des milieux de la création et ses acteurs font de vous, M. Falardeau, le porte parole naïf de la grogne des gérants d’estrades pour qui la culture ne représente qu’une dépense comptable. Que faites-vous dans un journal culturel? Ce faisant vous, nous éloignez du citoyen émancipé avec un libre arbitre avec vos prétentions.

Croyez le ou non, vous êtes devenu une place publique, la face obscure de son incarnation. Et à votre corps défendant, la voix en canon; la résonance de Réverbération.

Je réalise des projets artistiques sur la scène publique; le spectateur demeure libre de son appréciation tout comme le critique lorsqu’il y en a un. Vous n’avez qu’à visiter mon site Internet pour vous en convaincre : www.yvestremblay.net
M. Deux Noms, toujours pour le public dont vous prétendez guider la vue et protéger les intérêts. Sachez que ce public peut continuer de visiter le projet Réverbération jusqu’au 14 juillet (en prolongation) au Lieu. Qu’il a fait l’objet d’un article dans le Soleil, qu’il y aura un écrit éventuellement dans Inter, qu’il se trouve déjà sur mon site Internet au côté d’une quarantaine d’autres et qu’il a été diffusé à l’émission Pulsart. Que voulez vous, les artistes soi-disant sans public selon vos sources vont sans complaisance au devant de ce public. De plus votre pseudo polémique, je devrais dire non pertinente, a donné lieu à de nombreux commentaires Internet désobligeants à l’égard de votre article. Je vous fais grâce de l’énumération et des contenus.

Yves Tremblay
Artiste



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