Love is in the air!

Publié le par lui-même

C'est l'histoire la plus martienne que votre Interventionniste chéri à entendue depuis des lustres.
Un vrai de vrai "faits divers". Et c'est aussi la meilleure arme contre votre enfant quand il vous annoncera qu'il veut devenir astronaute.

Persuadée qu'une autre femme tournait autour d'un homme dont elle était amoureuse, une astronaute rongée par la jalousie n'a pas hésité à relier en voiture Houston (Texas) à Orlando (Floride) où, dissimulée sous une perruque et un trench-coat, elle a tenté d'enlever et d'agresser sa rivale supposée.

Le capitaine de vaisseau de l'US Navy, Lisa Nowak, 43 ans, qui avait effectué en juillet dernier une mission à bord de la station spatiale internationale, a également été inculpée de tentative d'effraction d'un véhicule, destruction de preuves et agression.

Selon la police, Lisa Nowak était convaincue que Colleen Shipman avait une aventure avec le capitaine de frégate William Oefelein, lui-même astronaute et qui a piloté la navette Discovery jusqu'à la station spatiale internationale en décembre dernier. Elle avait conduit d'une traite de son domicile à Houston jusqu'à l'aéroport international d'Orlando, soit quelque 1.500km, prenant soin de... porter une couche, comme le font les astronautes pendant le décollage et le retour sur Terre, afin de ne pas avoir besoin de s'arrêter pour uriner.

Selon sa déposition, le sang de Lisa Nowak n'a fait qu'un tour quand elle a appris que Colleen Shipman avait pris un avion de Houston pour la Floride. Elle a alors décidé de la confronter. Une fois à l'aéroport d'Orlando, l'inculpée, portant une perruque et un trench-coat, a embarqué à bord du bus qui conduisait sa rivale supposée jusqu'au parking où était garée sa voiture.

Lisa Nowak a tambouriné à la fenêtre, tenté d'ouvrir la portière et lui a même demandé de l'emmener. Colleen Shipman a refusé mais a légèrement baissé sa vitre quand l'astronaute s'est mise à pleurer. Nowak a profité de cet instant pour asperger une substance chimique dans la voiture. La victime a finalement réussi à conduire la voiture jusqu'au péage du parking où la police a été appelée.

Un policier a suivi Lisa Nowak et l'a vue jeter un sac contenant la perruque et un fusil à air comprimé. Les policiers ont également retrouvé une valise métallique, un canif de dix centimètres, un tube de caoutchouc, 600 dollars (464 euros) en liquide et des sacs poubelle dans le bagage que portait Nowak au moment de son arrestation.

A l'intérieur de la voiture de l'astronaute, qui était garée dans un motel à proximité, les policiers ont retrouvé une bombe lacrymogène, une cartouche neuve pour l'arme à air comprimé, des gants de latex et des copies papier de courriels entre Shipman et Oefelein. Ils ont également retrouvé une lettre "indiquant combien Mme Nowak aimait M. Oefelein", un papier sur lequel figurait l'adresse de Colleen Shipman ainsi que les indications pour s'y rendre.

Selon la police, Lisa Nowak a affirmé vouloir simplement effrayer Colleen Shipman et n'avait aucune intention de lui faire du mal. Mais pour le sergent Barbara Jones de la police d'Orlando, "quand on veut seulement parler à quelqu'un, on n'a besoin ni de perruque, ni de trench-coat, ni d'arme à air comprimé, ni de bombe lacrymogène".

Bon, quelques commentaires comme ça: êtes vous comme moi, et avez-vous fait un saut en sachant que les astronautes portaient des couches? Si cette astronautes n'avait pas fait une folle d'elle, on se saurait pas ce petit détail croustillant sur l'hygiène de nos héros de l'espace.
Je me suis également posé une question quant à la substance chimique versée dans l'auto: peut-on soupçonner venant de la part d'une astronaute jalouse qui porte une couche depuis Houston qu'une substance chimique en ses mains n'est pas de l'antigel, disons. Et on ne donne pas de détails sur cet élément, un banal "substance chimique" comme ça, de même...
Et avez-vous rigolé sur cette phrase fort à propos du sergent Barbara Jones de la police d'Orlando concernant les règles dans l'art de la rencontre et de la discussion? Moi, oui.
Et maintenant, nous pouvons comprendre pourquoi Marc Garneau a toujours semblé un peu, euh, comment dire, tarla, tiens.

Sur ce, je vous laisse et j'accepte vos souhaits de joyeux anniversaire pour demain le 10 février, jour où l'Interventionniste, il y a 32 ans, à mis pied sur Terre afin de régler et causer des problèmes...
Je partage avec vous ce vidéo très root, un peu en souvenir de cette jeunesse perdue et de cette sagesse aquise...

Publié dans interventionniste

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stefanika 12/02/2007 22:04

Une expression anglaise connue pour désigner quelqu'un d'un peu "tarla" est "Space Cadet" ...